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Le Cocker anglais, santé & caractère

La santé du cocker anglais

Le cocker est un chien de chasse robuste et résistant dont la longévité moyenne est environ de 12 à 15 ans.

Le talon d’Achille du cocker semble être ses longues oreilles tombantes en forme de lobes, qui ne favorisent pas la ventilation du conduit auditif. Cela le rend parfois sujet à des otites. Pour remédier à ce problème, il est nécessaire de couper le poil à l’intérieur du lobe de l’oreille et d’en dégager aussi l’attache. Il est également recommandé  de nettoyer l’intérieur des oreilles  une fois par semaine avec du coton hydrophile. 

Comme dans toutes les races dites « pures », le cocker anglais peut être malheureusement confronté à certaines maladies héréditaires.

 

 Les maladies héréditaires

La dysplasie coxo-fémorale  est une affection héréditaire due à un défaut d’ajustement de la tête du fémur et de la cavité de l’os du bassin.  L’articulation s’use mal et, sous l’effet des sollicitations, l’arthrose apparaît de manière précoce. Le sujet atteint montre une démarche dandinante, des mouvements douloureux, des débuts de paralysie. La gravité des symptômes est très variable et la transmission de la maladie n’est pas systématique.  En effet, il faut également prendre en compte les facteurs environnementaux : une alimentation mal adaptée, un excès de poids, un excès d'exercices tels que sauts, escaliers à répétition, sols glissants, etc, particulièrement durant la croissance, peuvent influencer le développement de la maladie.

Le dépistage de cette maladie s’effectue par radiographies pratiquées par un vétérinaire spécialisé. La radio est ensuite transmise à un lecteur officiel (vétérinaire) qui analyse les clichés et émet un diagnostic.  Il est recommandé aux éleveurs de soumettre les chiens reproducteurs à ce contrôle afin de retirer de l’élevage les cockers atteints des formes sévères de la maladie, et de ne marier les sujets atteints par la forme légère qu'avec des sujets sains.

L’atrophie rétinienne progressive ou A.P.R ou P.R.A est une affection héréditaire qui se caractérise par une dégénérescence de la rétine. Elle entraîne la perte irrémédiable de la vision.  L’âge d’apparition varie de 2 à 5 ans dans la plupart des races, chez le Cocker anglais il est dit "tardif" (entre 6 et 10 ans en moyenne).

Le dépistage de cette maladie peut s’effectuer par électrorétinographie (ce moyen n'est néanmoins pas fiable à 100 %, notamment à cause de l'apparition souvent tardive de la maladie).

Début 2003, un laboratoire U .S. « OPTIGEN » a commercialisé un test génétique de dépistage de la prcd-P.R.A. avec un taux de réussite avoisinant les 99 %. Ce test, effectué à partir d’un prélèvement sanguin, permet de classer les chiens en 3 catégories : Les sains (A), les porteurs (B) et les affectés (C).  Depuis juin 2005, ce test offre maintenant une fiabilité de 100 %, car il est basé sur le gène et non plus un marqueur comme auparavant.

Ce test, bien que très onéreux (entre 120 et 160 €), peut-être d’une grande utilité pour l’éleveur puisqu’il permet de marier un chien sain (A) avec un chien (B) voire (C) en toute connaissance de cause et ainsi d’être totalement sûr de ne pas produire de chiots affectés (C) par la forme la plus courante d'APR existant chez le cocker anglais (les autres formes étant extrêmement rares).  L'énorme avantage de ce test est de ne devoir écarter AUCUN sujet de la reproduction.

Pour plus d’explications, je vous renvoie sur le site :

 http://domainehaisha.com/cocker/textes/francais/sante/apr.html#Moyens de dépistage

A titre d’information, un  laboratoire français, « ANTAGENE », a commercialisé fin 2006, pour un coût de 50 à 75 €, un test génétique de dépistage de l’atrophie progressive de la rétine pour le cocker anglais. Effectué à partir d’un prélèvement salivaire, le taux de fiabilité de ce test est de 100 %.

 La néphropathie familiale (ou NF ou FN) est une tare génétique qui provoque chez le cocker anglais une dégradation du rein par atrophie. Souffrant de crises d’urémie (soif intense, perte d’appétit, vomissements), le chien ne survit guère plus de 2 ans à cette maladie.

Un laboratoire U.S. soutenu par l’English Cocker Spaniel Club of América  (ECSCA) a entrepris des recherches génétiques qui ont permis l'élaboration d'un test pour cette maladie. Ces recherches et ce test génétique n'auraient pas vu le jour sans un élan de solidarité internationale sous la forme d'une collecte de dons et de fonds initiée en Europe par Mrs Sandy PLATT  -  élevage CHARBONNEL (GB).  Le test de dépistage de la Néphropathie Familiale est disponible auprès des laboratoires "Optigen" '(USA) et Antagène (FR) depuis 2007.

Pour plus d’informations, je vous invite à consulter le site officiel du EFNF (European Familial Nephropathy Fund) : 

 Nos reproducteurs sont et seront tous testés pour les maladies héréditaires et nous avons pour objectif de sélectionner à ce niveau, c'est-à-dire :

-  Qu'au moins un des deux parents sera testé "Optigen A1" (ou "Antagène A1")

-  Qu'au moins un des deux parents sera testé "indemne" de néphropatie familiale (FN "normal")

 - De ne pas reproduire avec un chien atteint par la forme la plus sévère de la dysplasie de la hanche et de toujours avoir l'un des parents testés "A".

- D'être intransigeant et de ne pas hésiter à retirer un sujet de la reproduction en cas d'autre problème, si cela s'avère nécessaire ou recommandé.

- D'utiliser les tests disponibles sur le marché pour notre race, et de suivre les évolutions scientifiques à ce niveau.

 

Le « bon » cocker  plus précisément le  « bon » caractère

 Le cocker anglais est avant tout un fabuleux chien de chasse, spécialisé dans la quête de la bécasse et du lapin en milieu forestier et broussailleux. Outre-Manche,  il est appelé « woodcocker », woodcock désignant la bécasse et « to cock » signifiant « lever le gibier ».

Broussailleur infatigable et animé d’une ardeur sans égale pour fouiller les épines et les ronciers inextricables, le cocker anglais n’est concurrencé que par peu de chiens de chasse. En action, il est toujours en contact étroit avec son maître et de fait, sa quête n’excède pas la portée pratique d’un fusil, soit 20 à 25 mètres. 

De par sa taille, le cocker anglais a rapidement conquis le chasseur citadin. Puis, probablement grâce à sa facilité d’adaptation mais aussi à son excellent caractère, il est devenu l’un des chiens de compagnie le plus apprécié sans toutefois perdre son instinct de chasseur.

Joyeux, drôle, spontané, très affectueux, quémandeur de câlins, le cocker anglais est éperdument attaché à son maître jusqu’à se montrer exclusif, voire « pot de colle ». Taquin et dynamique, toujours prêt à partager les jeux et les bêtises des enfants, se livrant à des pitreries étonnantes, il sème la joie de vivre dans la famille. Sa petite queue frétillante est un véritable baromètre ! Lorsqu’elle ne remue plus, on est en droit de s’inquiéter ; soit il est fâché (ce qui est exceptionnel) … soit il est malade ou déprimé …

Nanti d’une forte personnalité, le cocker anglais, chien intelligent et malicieux, s’éduque facilement dès le plus jeune âge, en lui imposant une saine autorité  basée sur un astucieux mélange de douceur et de fermeté.

Comédien et charmeur, il saura profiter de la moindre faiblesse de son maître et le piègera facilement  en usant de ses yeux attendrissants  – d’où l’expression «  avoir un regard de cocker » !

 Son talon d’Achille, c’est la gourmandise !  Pour assouvir son péché mignon, il n’hésitera pas à voler pour se goinfrer …

Afin de lui transmettre ce caractère typique, décrit ci-dessus, dès son plus jeune âge jusqu’à son départ de l’élevage, le chiot est éduqué et sociabilisé  par sa maman et par nos soins : Il sera mis en contact avec les chiens de l’élevage, d’autres animaux, des enfants, des personnes âgées, divers  bruitages permettant de l’accoutumer aux différentes situations de la vie quotidienne (sonneries diverses, musique, bruits de circulation automobile …).

 Peu de chiens sont plus agréables, plus affectueux, plus familiers, en un mot plus attrayants que le cocker !  Mais pour obtenir ce compagnon idéal, encore faut-il parfaitement le sociabiliser avant son départ vers sa nouvelle famille. Et cela nous incombe.

« Lorsque l’on a vécu avec un cocker anglais, il est difficile de changer de race par la suite… » 

Ces propos, nous les avons recueillis lors de discussions avec des propriétaires ou d’anciens propriétaires de la race qui nous passionne tant. Ils n’engagent que ceux qui nous les ont rapportés … Personnellement, nous y adhérons et nous ne concevons pas de vivre sans un cocker … euh sans des cockers  … raison pour laquelle nous avons décidé de leur consacrer notre vie …

© Domaine d'Unlady

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